Les humoristes de France Inter font leur show à l’Olympia

Pour la deuxième année consécutive, les humoristes de France Inter ont assuré pendant près de deux heures sur la scène de l’Olympia dans le cadre du FUP, comprenez Festival de l’Umour de Paris. En guise de maître de cérémonie, le vétéran Daniel Morin commence en caleçon accompagné d’un Albert Algoud en père Albert (avec soutane) qui souhaite absolument procéder à un « exorcisme flash » du public venu nombreux. Le sketch revient à plusieurs reprises, l’ecclésiastique étant reconduit par de costauds membres de la sécurité, ce qui ne semble pas pour lui déplaire. On attendait les sempiternelles références au « public de gauche » et « public de profs », elles ne nous ont pas été épargnées. Subtiles avec Daniel Morin qui s’aventure même sur le terrain marécageux de l’actualité de ce 15 janvier, la condamnation de son patron Mathieu Gallet (le patron le plus beau du monde), plus appuyées avec un Alex Vizorek. Ce dernier second chef de famille du clan Vanhoenacker, avant-poste actuel de l’humour belge, a pris soin de convoquer un Frédéric Fromet dans une de ses meilleures inspirations 2017, le « On va tous crever » de Damien Saez, vide d’espoir mais riche en rimes en « é ». On notera la présence de plusieurs abonnés de La Bande Originale : Tom Villa, Guillermo Guiz, Frederick Sigrist qui dépeint les affres du RER C ou encore le très suisse et néanmoins prometteur Thomas Wiesel.

Où sont les femmes

S’il fallait reprocher une chose à cette soirée, c’est surtout la prédominance d’humoristes masculins, en nombre bien supérieurs à la gente féminine. Marina Rollman, cantonné d’abord par Alex Vizorek au rôle de la petite bonne dans une reprise des amis de monsieur (chanté par Barbara), revient avec un sketch bien senti sur la place réservée à la femme et à son plaisir dans notre société. L’autre, Roukiata Ouedraogo, s’amuse de la situation avant de nous emmener chez sa mère au Burkina Faso. Enfin, on ne saurait évoquer cette soirée sans mentionner la présence de deux illustres pianistes de France Inter (sans moustaches) André Manoukian et Jean-François Zygel. Auteurs de deux interludes à quatre mains (sur deux pianos), ils se sont affrontés en musique lors d’un combat d’improvisation assez inégal. Leur virtuosité n’a pas su combler chez tout le monde une certaine lassitude, un ennui parfois. A retrouver l’an prochain en janvier pour la quatrième édition du Festival de l’Umour de Paris.

BP

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