Le Musée de l’Homme ou comment éviter les chausse-trapes

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A quand des hommes au musée de l’ornithorynque ?

Ouvert en 1937 dans le Palais de Chaillot et fermé en 2009, le Musée de l’Homme nouvelle génération a rouvert en 2015 après de grands travaux – c’est grand Chaillot -, des un peu plus importants que le coup de peinture dans la cuisine. Et un fonds allègrement siphonné par le musée du quai Branly, puisque quelque 300.000 pièces, au bas mot, ont traversé la Seine pour agrémenter la “pyramide” de Jacques Chirac.. Souci supplémentaire évité de peu, à quelques mois près le musée affrontait la polémique Musée de l’Homme versus Musée de l’humain, un dilemme opposant l’expression « droits humains » à celle de « droits de l’Homme » tranché par le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes en faveur de la solution la moins discriminante. Envers les femmes. Devinez laquelle.

Toutefois, ce serait faire un bien mauvais procès au musée que de l’inclure dans la polémique, tant il se départit avec justesse et finesse des nombreux pièges tendus par les sujets traités, divisés en trois parties : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Vers la fin des collections permanentes pourra-t-on au moins répondre à la dernière question. Parmi les meilleurs exemples de ce qui peut se faire aujourd’hui en matière de muséographie contemporaine, le visiteur avance intelligemment d’îlot en îlot, différemment agencés et bien aérés – c’est grand Chaillot -, offrant le niveau d’information minimal et adapté au jeune public comme le plus complet aux curieux, ainsi que le niveau varié – mais pas toujours fonctionnel – de l’interaction voire du jeu des standards du musée nouvelle génération. Les thèmes mélangent de façon fluide histoire, sciences de la vie et culture, un tour de force au moins à la hauteur du défi qu’il représentait.

Audace supplémentaire mais juste compréhension et illustration d’une histoire en mouvement, se côtoient dans la même vitrine aiguilles à coudre en os et machine à pied Singer. Usage identique, époque différente. Sans oublier la vue magistrale sur la tour d’un certain Gustave, l’espace du bâtiment – c’est grand Chaillot -, les quelques panneaux explicatifs de la version première du musée, aux vitrines en bois, de ses inspirateurs-fondateurs et des travaux récents, une salle d’exposition temporaire abritant à la venue d’Infos Parisiennes une exposition photo sur les piercings. Enfin la présence d’un ornithorynque, un peu raplapla. La preuve en image.

BP

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