La presse à l’heure du coronavirus

Nous sommes tous sommés de rester chez nous. Limiter nos déplacements est devenu vital. Dans cette situation d’enfermement, il y en a pourtant une qui circule. Elle se transmet même. C’est l’information. Les journaux se mettent à l’heure du confinement pour continuer de la produire.

La rédaction du Monde n’est plus présente au siège social du journal. Les journalistes sont confinés chez eux mais poursuivent leur mission d’information. En télétravail donc avec leurs animaux de compagnie et leurs enfants. Comme beaucoup d’autres rédactions qu’elles traitent de l’actualité internationale, nationale ou bien régionale. C’est le cas de Paris-Normandie qui a mis ses salariés en télétravail – confinement oblige – mais qui – paradoxalement ? – envoie toujours ses journalistes sur le terrain.

Au Parisien, la situation est différente. Une partie de la rédaction est au chômage partiel tandis que les recrutements sont gelés et les CDD qui arrivent à échéance fin mars non renouvelés. Une situation « de crise » qui est mal vécue du côté des journalistes. Malgré tout, le journal continue de paraître.

Ce n’est plus le cas de certains canards. Paris Turf, spécialisé dans l’information hippique à destination des parieurs, a cessé de paraître depuis le confinement du fait de la fermeture des hippodromes. D’autres vont suivre la même voie si la situation s’enlise.

Une petite révolution médiatique est tout de même intervenu depuis maintenant une semaine. Le Canard Enchaîné qui s’est toujours refusé à se déployer sur internet a mis en ligne son édition du mercredi 25 mars. Et compte encore le faire pour les prochaines semaines, au moins jusqu’à la fin du confinement.  » Votre journal, faute de pouvoir être dans tous les kiosques et face à la difficulté de servir tous ses abonnés dans les temps, arrive aussi sur le Net « , a justifié le rédacteur en chef du Palmipède.

Moins révolutionnaire, mais tout de même symptomatique de la situation, Libération fait désormais les portraits pour sa der via Skype ou par téléphone. Le correspondant de France Télé en Chine, Arnauld Miguet, a inauguré cette rubrique lundi 23 mars.

Si cette rubrique reste quasiment identique – mis à part la photo prise à travers l’ordinateur – ce n’est pas le cas pour d’autres. L’actualité sportive et culturelle a presque disparu des quotidiens généralistes. Exit les critiques cinématographiques, littéraires, théâtrales… Toute la place est donnée au coronavirus ! Le Monde publie quotidiennement plus de 15 pages sur le virus. Sur ses quinze derniers numéros, Libération a fait pas moins de dix Unes sur le Covid-19, les cinq autres étant liées aux hôpitaux, aux soignants, à la chloroquine, au confinement et à l’après confinement. Une overdose pour certains. Une nécessité d’information pour les autres.

A.M.

2 réflexions sur “La presse à l’heure du coronavirus

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