Dans les cimetières, la vie reprend son cours

A Paris, les cimetières sont des lieux propices à la balade. Et malgré la situation sanitaire, à l’intérieur, la vie reprend son cours.

Le Père-Lachaise est le plus grand espace vert de Paris intra-muros même si la ville précise que « cela ne fait pas de lui un jardin public. Il reste un cimetière où chaque jour des funérailles sont organisées et des familles viennent se recueillir ». Oui mais avec une superficie de 43 hectares, le lieu est assez grand pour ne pas venir perturber les familles dans le recueillement. En cette période hivernale, quelques curieux déambulent entre les allées à la recherche de leurs stars préférées. Emmitouflés dans leurs manteaux, écharpe autour du cou et bonnet vissé sur la tête, chacun y va de sa petite phrase : « il est où Jim Morrison ? », demande l’un deux comme ci ce dernier était toujours en vie. « Mince, on a loupé Edith Piaf », lance un autre les yeux rivés sur le plan des sépultures. Une sorte de chasse où les tombes des célébrités représentent le trésor.

Si l’on recherche des informations détaillées sur l’histoire des cimetières ou des célébrités qui y sont présentes, le mieux est de faire appel à un guide. Des entreprises privées et des associations organisent des visites payantes sur mesure. Régis Dufour Forrestier, président de l’association des amis et passionnés du Père Lachaise explique : « Nous proposons des visites historiques du lieu mais aussi thématiques avec par exemple la découverte des peintres ou des chanteurs populaires ». Une façon de redonner vie aux défunts comme un devoir de mémoire. Seule restriction pour ces visites : le nombre de participants limité à 6 personnes – guide compris – afin de respecter les règles gouvernementales.

Au Montparnasse, entre les tombes de Gainsbourg et du sculpteur César, on retrouve les mêmes groupes de curieux. Certains n’hésitent pas à y organiser des jeux de piste. On peut ainsi partir sur les traces du fantôme du cimetière avec la société Cultival. Livret d’activité en main, les joueurs doivent découvrir des indices disséminés entre les pierres tombales afin de résoudre un mystère vieux depuis plus d’un siècle. Si vous n’êtes pas très jeux mais que vous aimez les traditions, vous pouvez lors de votre propre circuit déposer un ticket de métro sur la tombe de Gainsbourg (en référence à sa chanson le poinconneur des Lilas) ; planter un stylo dans les pots de fleurs présents sur celle de Margerithe Duras ou embrasser avec du rouge à lèvre celle de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Des us et coutumes qui sont apparus au fil des années et qui se perpétuent. On vous l’a dit, dans les cimetières, la vie reprend son cours.

A.M.

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